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.On me l'a souvent dit, il ne faut pas faire souffrir ces pauvres êtres accablés par leur bonheur, quels qu'ils soient. Au fond ils ressemblent tous plus ou moins à des fourmis, accomplissant leurs tâches, sans réfléchir, avancant dans la vie comme un troupeau de moutons qui n'attend que de mourir.
Comme tous ils ont ce regard, celui qui renvoit la pitié, le mal-être où la seule personne encore présente au fond de leurs deux yeux est la Mort. Tous, tous ils veulent faire ce voyage, sourire doit être trop compliqué pour eux, ils n'ont pas trouvé le mode d'emploi. Ils avancent en regardant vers le bas, en faisant attention qu'à ce qui ne va pas, aux choses qui dérangent. Le rêve, ils ne le connaissent plus, pour eux regarder les nuages qui se transforment vénalement, c'est inacceptable, car il faut lever la tête et sortir des coutumes, même si ces formes vont dans le même sens que leurs pensées, ils se laissent porter par la vie, laisse arriver la fatalité.
Leur monde est petit, par leur culture, il est unit, par leur couleur, il est méchant à cause de leur pire ennemi qui se nomme le temps. Il prend tout sur son passage, sauf les souvenirs, les erreurs, ce qui est abstraits.
Leurs regards, leurs expressions, leurs gestes lorsque cette personne s'en va. La souffrance et la haine qui grandissent en eux comme le foetus dans le ventre de sa mère sadique. Ils ont tellement souffert, et j'aime tellement ca, qu'il s'envoient toute cette haine, violente, noire par l'impure, rouge par le sang qu'ils rêvent de faire couler et enfin transparents par toutes ces larmes essuyées, non pas dans les bras de cette personne, mais dans ce qui est taboo, sales, écoeurants, impures et que tous pratiquent et font, autrement dit : le sexe, l'alcool, la drogue, le mal-être, le sadisme. C'est tellement mal, qu'ils en ont honte et pourtant, tous autant qu'ils sont, ils aiment ca, mais ne l'avouent surtout pas...
*koukizz*
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